Politips

Transparence : comment ce blog est fabriqué avec l’IA

Politips est aujourd’hui un blog. Il est tenu par une seule personne, avec un objectif assumé : expliquer la présidentielle de 2027 à ceux qui découvrent la politique, sans prendre parti. Et il est fabriqué avec l’aide d’une intelligence artificielle. Plutôt que de le cacher, cette page explique précisément ce que l’IA fait ici, ce qu’elle ne fait pas, et pourquoi cet outil, bien encadré, sert le projet.

Ce que l’IA fait concrètement sur Politips

Un assistant d’IA intervient à trois moments de la fabrication du blog.

D’abord la recherche documentaire. L’IA rassemble et recoupe des informations à partir de sources identifiées : la HATVP pour les déclarations de patrimoine, le Conseil constitutionnel pour les règles de l’élection, vie-publique.fr pour les institutions, la presse pour l’actualité des candidatures. Chaque donnée est datée et rattachée à sa source.

Ensuite la rédaction. L’IA produit des premiers jets de fiches, de rubriques et d’articles, à partir d’une charte rédactionnelle écrite pour le site. Cette charte impose un ton neutre, la distinction entre ce qui est confirmé et ce qui est pressenti, et l’interdiction de publier un chiffre sans source primaire.

Enfin le code. Le site lui-même (pages, fiches candidats, infographies) est en grande partie développé avec l’aide de l’IA.

Ce qui reste humain

Tout ce qui est publié passe par une relecture humaine. Le choix des sujets, les règles de la charte, la vérification des faits sensibles et la validation avant mise en ligne restent des décisions humaines. Politips n’est pas une rédaction de journalistes, mais s’inspire sur ce point des repères posés par la profession : la recommandation du Conseil de déontologie journalistique et de médiation (juillet 2023) et la Charte de Paris sur l’IA et le journalisme, initiée par Reporters sans frontières (novembre 2023). Toutes deux disent la même chose : l’IA peut assister, la responsabilité éditoriale reste humaine.

Ce que l’IA peut apporter à l’indépendance

Soyons précis : l’indépendance ne vient pas de l’IA elle-même, elle vient du modèle. Politips n’appartient à aucun groupe, ne dépend d’aucun annonceur et n’a aucune ligne partisane à défendre. L’IA rend ce projet possible, parce qu’elle permet à une seule personne de produire un travail documenté qui demanderait autrement des moyens que seuls de grands médias possèdent.

Elle apporte aussi une forme de constance. Une consigne comme « ne jamais publier un patrimoine sans déclaration officielle » ou « signaler quand une information vient d’un seul média » est appliquée de la même façon sur chaque fiche, pour chaque candidat, quel que soit son bord.

Ce que l’IA ne garantit pas

Un modèle d’IA n’est pas neutre par nature. Des travaux de recherche, dont une étude publiée dans la revue PLOS ONE en 2024 portant sur 24 modèles conversationnels, montrent que la plupart des grands modèles de langage expriment des préférences politiques mesurables lorsqu’on les interroge sur des sujets clivants, avec une tendance moyenne marquée à gauche du centre. Les modèles peuvent aussi produire des erreurs factuelles présentées avec assurance, ce qu’on appelle des « hallucinations ».

C’est précisément pour cela que les règles du blog existent. L’IA n’est jamais interrogée pour donner son avis sur un candidat ou une mesure : elle est chargée de réunir des faits sourcés, présentés sans adjectif. Et quand un fait ne peut pas être vérifié dans une source primaire, il n’est pas publié.

Une erreur ? Signalez-la

L’IA est l’outil de production de Politips, pas son rédacteur en chef. Elle permet à ce blog d’exister sans actionnaire ni publicité ; les règles de sourcing et la relecture humaine servent à contenir ses défauts connus. Mais aucun dispositif n’est infaillible. Si vous repérez une erreur, écrivez à Politips : elle sera corrigée, et la correction sera datée.

Page mise à jour le 13 août 2026.

Sources